Son histoire:

Dans les années 70, la pratique de la moto est en plein essor, elle se développe principalement auprès des jeunes qui y voient un moyen de s'évader, et sont attirés par la liberté que le deux roues représente. Cet élan est accueillit comme bien souvent avec des à priori dûs à l'image de « rebelle » des motards (casque bol, barbe, cheveux longs).

A l'époque une association motarde existe déjà: la FFM (Fédération Française de Motards) qui regroupe les différents club moto en France. Cet association concerne uniquement le monde de la compétition en deux roues et est très mal vue à l'époque car elle ignore totalement le monde de la route. De fait les motards se regroupent en association dites pirates car elles ne se rattachent pas à la FFM.

Des rassemblements s'organisent, le plus connu étant celui de Paris à la Bastille tous les vendredi soir. De ces événement émergent très vite les premiers plaidoyers pour un vrai circuit à Paris, car le nombre d'accidents lors de ces attroupements ne cesse de croitre.

En 1973 la contestation monte, le prix du litre d'essence monte en flèche,l'entretient de la moto devient de plus en plus difficile à faire car très onéreux. Le nombre de motards tués sur la route augmente également, en 1972 une « délégation à la sécurité routière » est crée par les pouvoirs publics.

Cette augmentation des tués permet à l'Etat de lancer une campagne contre le monde de la moto, basée sur des statistiques erronées. La peur monte du coté des assureurs et les cotisations coutent près de trois fois plus cher que les cotisations pour les automobilistes. S'assurer en deux roues devient presque impossible. Ainsi beaucoup de motards de l'époque roulent sans carte verte à la fin des années 70.

En 1978, lors du bol d'or, Christian Gérondeau fait une annonce à la radio, il veut interdire l'utilisation de moto de cylindrée supérieure à 750cm3, créer une sorte de « super permis de conduire » très difficile et augmenter la pression fiscale. Cette annonce fait réagir immédiatement les associations motardes de l'époque, un mouvement national est lancé. La première manifestation motarde a lieu le 22 septembre 1978 à Paris où des milliers de motards défilent pour faire entendre leur voix. En province, les moto clubs s'unissent et manifestent à leur tour.

A la fin de l'année 1979, les mouvements régionaux décident de s'unir, sous l'appellation FFMC, Fédération Française des Motards en Colère. En janvier 1980, la FFMC voit le jour. Les premières assises nationales sont organisées au Havre, la toute nouvelle loi obligeant les motos de plus de 750cm3 à avoir un vignette ajoutant au mécontentement, cette première réunion connait un franc succès. Des appels au boycott de la vignette sont lancés, 80% des motards refusent de s'acquitter de cette vignette. Une anti-vignette est créée et permettra de financer un collectif d'avocat chargé de défendre les motards verbalisés. Des autocollants sont vendus pour masquer la cylindrée des motos.

Il aura fallut quelques semaines pour que les antennes départementales de la FMMC voient le jour. De nombreuses manifestations se déroulent partout en France rassemblant à chaque fois un peu plus de motards. En Juin 1981 la vignette est abandonnée par le nouveau gouvernement Mitterrand. La FFMC a gagné ce combat. Elle est désormais invité à la table de négociation lors de la mise en place d'une « commission nationale moto ».

Dès 1979 de nombreuses idées sont avancées par le monde motard: la création d'une mutuelle d'assurance, de centres de formation pour les motards ou les futurs motards, d'un journal indépendant, d'une coopérative d'achat, des bases de loisirs.

En 1983 la mutuelle des motards sous le nom de "solidarité mutuelle des usagers de la route" (SMUR) voit le jour. En même temps, un nouveau journal apparaît en kiosque, le « Pavé dans la mare » bouleverse le monde de la presse spécialisée en publiant le premier comparatif antivol, qui leur vaudra d'ailleurs un procès qu'ils remporteront.

De leurs côtés, les antennes régionales de la FFMC ont du mal à perdurer, elles manquent de financement, et la victoire dans de nombreux domaine (plus de vignette, réforme du permis de conduire, baisse des péages) ne fait que démobiliser le monde motard qui se lasse de luttes de plus en plus pointues sur la sécurité routière, baisse de régime donc, les assises sont boycottées.

C'est sans compter sur un durcissement de la politique routière du gouvernement avec l'arrivée de la brigade des voltigeurs. Le 25 juin 1988 la première manifestation motarde européenne donne naissance à la FEM (Fédération Européenne des Motards) qui devient la FEMA. Parallèlement l'arrivée de nouveaux projets comme le permis à points ou le délit de grande vitesse permettra d'ancrer définitivement la FFMC dans le paysage associatif français. En effet, les mobilisations qui perdurent dans le temps jusqu'à obtention de gain de cause rassure, on prend la FFMC au sérieux.

En 1992 les premières cartes d'adhérents voient le jour, et en 1994 le premier poste de salarié permanent est créé. Le gouvernement durcissant sans cesse les mesures anti-motards le mouvement reprend de l'ampleur, les antennes régionales et départementales rassemblent de plus en plus de monde. De nouveaux emplois permanents sont créés au bureau national. En 1996, réorganisation de la FFMC, les antennes seront désormais départementales, les motards ont désormais des représentants à proximité.


Son fonctionnement:

Lors des Assises annuelles, un bureau national est élu par les représentants des antennes et des structures du mouvement. Composé de neuf membres bénévoles, il est mandaté pour diriger la FFMC selon les orientations votées en Assises.

La FFMC est présente dans 74 antennes sur le continent et dans les DOM TOM.


Ses combats:

o Pollution : deux-roues motorisés et respect de l’environnement : Il s’agit de replacer le débat sur les enjeux de l’environnement, et non sur une querelle partisane entre usagers de la route. Les motards sont les premiers à subir les effets de la pollution en circulation urbaine

o Les propositions de la FFMC pour la sécurité routière : La question de l’insécurité routière ou de l’incivisme routier de certains ne se posent pas que sur la route et ne peuvent être détachés d’une réflexion globale sur le phénomène de montée de l’insécurité au plan de la société - même si des dispositions particulières doivent être prises dans le domaine routier. Ces propositions sont issues de 25 ans de réflexion et de travail sur le terrain de toutes les structures du mouvement FFMC dans le domaine de l’assurance, de la formation et de l’éducation

o Infrastructures: Rouler sur des routes plus sûres, chaussées glissantes,...

o Un contrôle technique pour les motos ? Les accidents de moto liés à un problème technique du véhicule restent ultra minoritaires. Mais la situation préoccupante de l’accidentologie moto pousse des pouvoirs publics dépassés par les événements à prétendre s’occuper de ce sujet en proposant la mise en œuvre d’un contrôle technique pour les motos. Ils sont poussés en cela par un lobbying des professionnels du contrôle technique, comme le montre l’existence d’un stand de ces derniers lors du récent ‘mondial du deux roues

o Allumage des feux de jour

o Permis à points

o Bridage 100 chevaux (unique au monde)

o etc........
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